Chapitre 16 : Tempête
Lorsque Xiao Chiye partit, le vent se levait ; la pluie ne tarda pas à suivre. Il galopa sans s’arrêter, arrivant à l’Université Impériale juste à temps pour entendre Gao Zhongxiong, l’un des érudits, hurler à l’intention de la foule :
- La colère du peuple ne sera pas apaisée tant que ce traître n’aura pas été exécuté !
La masse d’étudiants s’inclina et répéta à l’unisson :
- La colère du peuple ne sera pas apaisée tant que ce traître n’aura pas été exécuté !
La pluie éclaboussait le sol ; les vêtements des étudiants étaient trempés.
Xiao Chiye tira sur les rênes de son cheval avec une telle brusquerie qu’il se cabra. Il baissa les yeux vers ces dos prostrés pendant quelques instants, puis haussa la voix :
- Où étiez-vous, il y a cinq ans ? Si vous vous étiez agenouillés pour vous faire entendre lorsque le fils de ce traître est entré dans la capitale, il n’aurait jamais survécu jusqu’à ce jour.
La poitrine de Gao Zhongxiong se souleva.
- Commandant Suprême, comme le dit le dicton, mieux vaut tard que jamais. Le rebut Shen n’a pas encore pris son envol. Du moment que Sa Majesté est prêt à revenir sur son pardon et à le châtier jusqu’à ce que mort s’ensuive, les âmes loyales perdues à Zhongbo peuvent encore être consolées !
- Un édit impérial rédigé par le Fils du Ciel ne peut être émis à l’aube et abrogé au crépuscule, dit Xiao Chiye. En vous agenouillant, vous n’implorez pas Sa Majesté – vous le menacez. Vous tous ici présents êtes de loyaux hommes du monde. Il existe des centaines de façon de faire entendre votre voix – pourquoi persister dans cette voie déraisonnable ?
- Votre Excellence, répondit Gao Zhongxiong en levant les yeux. Les hommes qui manient l’épée meurent sur le champ de bataille, tandis que les hommes qui manient le pinceau meurent en protestant ! Si nous regardons sans rien faire tandis que Sa Majesté se fait manipuler pour prendre de telles décisions, autant laisser notre sang se déverser sur cette terrasse ce soir. Laissons notre mort prouver notre foi !
- Vous usez de menaces de mort à chaque phrase, ricana Xiao Chiye. Après tout ce temps, est-ce tout ce dont les serviteurs civils sont capables ?
La pluie s’intensifia. Les étudiants demeurèrent immobiles.
Xiao Chiye descendit de cheval et s’accroupit devant Gao Zhongxiong. Il pleuvait à verse. Il se pencha en avant et demanda :
- Qui vous a incité à faire ça ?
Une expression ferme et résolue passa sur le visage de Gao Zhongxiong.
- Je suis poussé à l’action par ma loyauté envers mon souverain !
- Je ne crois pas, dit Xiao Chiye d’une voix trainante. Bien entendu, si vous voulez protéger un étranger, vous pouvez. C’est simplement qu’aujourd’hui, vos actes ont impliqué les trois mille étudiants assis derrière vous. Si cela met le Fils du Ciel en colère et que l’affaire tourne au bain de sang, vous autres serez semblables à ce misérable rebut du Clan Shen – des pécheurs condamnés à travers les âges. Et ce n’est même pas le pire. Le pire, c’est que même si vos têtes tombent, Sa Majesté n’abrogera pas son édit. Pendant dix ans, vous vous êtes dévoué à vos études, tout ça pour devenir le pantin de quelqu’un d’autre ?
Gao Zhongxiong leva la main pour essuyer la pluie sur son visage.
- Je fais cela par vertu et loyauté ; ça n’a rien à voir avec la trahison du Clan Shen ! Même si trois mille d’entre nous doivent mourir ce soir, même si notre sang recouvre la terrasse – ce sera par amour pour Sa Majesté !
- Le palais n’a pas retiré son poste à Shen Zechuan et n’a pas émis d’édit pour apaiser ces étudiants, dit Xiao Chiye. Ne comprenez-vous pas les intentions de Sa Majesté ?
- Tant que Sa Majesté n’aura pas annulé son ordre, insista Gao Zhongxiong, nous ne nous lèverons pas, ne mangerons pas et ne cèderons pas !
La tempête faisait rage au-dessus de leur tête. Xiao Chiye se redressa. Chen Yang approcha avec une ombrelle, mais Xiao Chiye leva une main pour l’arrêter. La pluie avait trempé ses vêtements ; même l’insigne suspendu à sa ceinture dégoulinait.
- Monseigneur, murmura Chen Yang, la Police Militaire est là !
Xiao Chiye se retourna et vit Qiao Tianya arriver à cheval sous la pluie. Il mit pied à terre et joignit les mains en signe de salutation. Des murmures s’élevèrent parmi les étudiants lorsqu’ils reconnurent la Cavalerie Ecarlate[1].
- Voilà un problème épineux. Rien qui ne vaille la peine d’alerter Son Excellence le commandant suprême.
Qiao Tianya posa une main sur sa lame et sourit.
- C’est un membre de la Police Militaire qui est pris pour cible, aussi est-il tout naturel que nous nous en chargions.
- Que vous vous en chargiez, dit Xiao Chiye en levant presque inconsciemment un bras pour le poser sur l’épaule de Qiao Tianya. Comment Son Excellence propose-t-il de s’en charger ? Ce ne sont que des étudiants désarmés ; rien qui ne vaille la peine d’alerter la Police Militaire.
- L’empereur représente la plus haute autorité de Qudu, répondit Qiao Tianya en lui lançant un regard oblique. Tous ceux qui ont l’audace de défier Sa Majesté deviennent l’ennemi de la Police Militaire.
Xiao Chiye le regarda dans les yeux. Au bout d’un moment, les deux hommes éclatèrent de rire.
- Mon cher, dit Xiao Chiye, votre cœur est indubitablement pur.
- Il fait froid et humide, par ici, répondit Qiao Tianya en resserrant sa main autour de sa lame. Je vais envoyer quelqu’un escorter le commandant suprême jusqu’à sa résidence.
- Je viens seulement d’arriver.
La main de Xiao Chiye reposait lourdement sur l’épaule de Qiao Tianya, l’empêchant de dégainer sa lame. Toujours souriant, il ajouta :
- Je ne vois pas le mal à rester encore un peu.
- Il s’agit d’une situation délicate. Pourquoi Son Excellence insiste-t-il pour naviguer dans ces eaux troubles ?
- C’est précisément parce que les eaux sont troubles que j’y navigue ; nous ne pouvons pas tous les affronter d’un coup, dit Xiao Chiye. Par ailleurs, ces étudiants sont les grands esprits de l’état. Nous ne pourrions nous permettre d’en perdre ne serait-ce qu’un seul.
Au dernier rang de la Police Militaire, un homme vêtu d’une fine robe à larges manches descendit de son cheval. Il ne portait aucune arme ; au milieu des autres, il tombait comme un cheveu sur la soupe. Qiao Tianya relâcha son emprise sur le pommeau de son épée et cria :
- Lanzhou, venez par ici un instant.
Shen Zechuan se retourna et échangea un regard avec Xiao Chiye. Qiao Tianya se débarrassa du bras de Xiao Chiye d’un coup d’épaule paresseux.
- L’inquiétude du commandant suprême est entendable. Cependant, la Police Militaire ne se contente pas de bâcler son travail à coup de matraque. J’ai déjà pris des dispositions ; l’ordre impérial devrait arriver d’une minute à l’autre… Ah, le voilà. Vous êtes de vieilles connaissances, tous les deux, n’est-ce pas ? Restez quelques instants auprès du commandant suprême, Lanzhou. Les étudiants l’ont terrorisé.
Shen Zechuan rassembla ses manches et regarda les étudiants agenouillés sous la pluie. Xiao Chiye lui jeta un coup d’œil.
- Manifestement, tu n’as pas perdu de temps pour récupérer ton insigne.
- Et l’insigne d’Er-gongzi lui a été rendu promptement, répondit Shen Zechuan.
Xiao Chiye sourit, mais son regard demeura glacial.
- En apparence, cette manifestation semble te viser, mais la véritable cible est le palais. Tu n’as pas gagné suffisamment hier et il a fallu que tu attises cette tempête à la minute où tu es sorti de ta cage ?
Inclinant la tête, Shen Zechuan le toisa d’un regard plein d’innocence.
- Er-gongzi se fait une trop haute opinion de moi. Je n’ai certainement pas la capacité de créer une telle tempête. Si la véritable cible est le palais, on pourrait se demander qui espère voir Sa Majesté tomber avec le Clan Hua. Er-gongzi en sait probablement plus que moi sur le sujet.
- Non, répondit Xiao Chiye. Toutes ces manigances alambiquées me dépassent.
Shen Zechuan sourit.
- Nous sommes de vieilles connaissances ; inutile de jouer la comédie devant moi.
Xiao Chiye ne répondit pas. A la place, il leva un doigt et gratifia l’insigne accroché à la taille de Shen Zechuan d’une chiquenaude.
- Le Bureau de Dressage des Eléphants est une bonne position. Tu dois être ravi.
- En effet, dit Shen Zechuan. Il se trouve que j’ai de l’expérience concernant le domptage de bêtes féroces.
- Je n’appellerais pas ça une expérience, dit Xiao Chiye. Cela ressemblait plutôt à une conversation entre deux créatures similaires.
- Je n’ose plus entretenir de telles conversations, toussota silencieusement Shen Zechuan. Si notre discussion tourne au vinaigre et que je reçois un autre coup de pied, tous mes efforts n’auront-ils pas été vains ?
- Sers-toi de tes crocs, dans ce cas.
Xiao Chiye prit l’ombrelle des mains de Chen Yang et la leva au-dessus de sa tête, abritant Shen Zechuan par la même occasion.
- N’as-tu pas des dents pointues et une langue encore plus affutée ? De quoi as-tu peur ?
- Je tiens à ma vie, répondit Shen Zechuan en poussant un soupir ému. Comme le dit le dicton, la bonté d’une goutte d’eau doit être rendue au centuple par une source jaillissante. Il y a tant de choses pour lesquelles je dois une faveur à Er-gongzi.
- Tu dois te tromper de personne, ricana Xiao Chiye.
- Impossible.
Shen Zechuan lança un regard oblique à Xiao Chiye et ajouta calmement :
- Je te reconnais.
- Très bien, dans ce cas, dit Xiao Chiye en lui rendant son regard. Je veux également savoir combien je te dois.
Autour de l’ombrelle, les voix s’évanouirent. Les deux hommes se tenaient côte à côte, ce qui accentuait leur importante différence de taille.
- Malheureusement, tu n’as aucun moyen de rester en-dehors de tout ça, dit Xiao Chiye en observant les étudiants sous la pluie. Si ne serait-ce qu’un seul d’entre eux meurt ce soir, ce sera de ta faute.
- Trente mille âmes victimes d’une mort injuste, et ça continue, répondit nonchalamment Shen Zechuan. S’ils avaient peur de mourir, ils n’auraient pas dû devenir l’arme de quelqu’un d’autre. Même si on essaye de m’en attribuer la responsabilité, qui a dit que je devais l’accepter sans broncher ?
Ils se turent à nouveau, patientant sous la pluie.
***
Qiao Tianya était assis à l’abri et mangeait des graines de melon ; lorsqu’il vit le palanquin escompté approcher, il secoua nonchalamment ses vêtements pour en faire tomber les coquilles et se leva, regardant sa silhouette se diriger vers eux dans l’obscurité de la nuit. Le rideau se souleva, révélant le visage de Pan Rugui. Un eunuque junior le soutint d’une main, tandis que Ji Lei marchait à ses côtés, tenant une ombrelle. Vêtu d’une tunique ornée d’un carré mandarin[2] représentant un tigre, une armoise et les cinq poisons[3], ainsi que d’un chapeau noir à bord large, Pan Rugui laissa Qiao Tianya le guider en direction des étudiants.
Qiao Tianya jugula son attitude désinvolte.
- Sacrée averse. Et dire qu’ils ont réussi à faire sortir le directeur par ce temps.
Pan Rugui jeta un coup d’œil à Gao Zhongxiong et demanda à Qiao Tianya :
- Il refuse de céder ?
- Les érudits sont entêtés, répondit Qiao Tianya. Ils ne sont ni attirés par la carotte, ni effrayés par le bâton.
- Alors je crains que le bâton ne soit pas suffisamment robuste.
Pan Rugui avait perdu son bras droit le jour précédent et n’avait nul endroit où évacuer la colère qu’il contenait. L’eunuque junior le soutenant, il alla se poster devant Gao Zhongxiong.
- Vous connaissez bien les classiques. Comment se fait-il que vous ne compreniez pas les mots « outrepasser vos droits » ? Les affaires de la cour impériale doivent être discutées au sein de la cour impériale. Les sales ignares de votre espèce n’ont pas à s’en mêler !
En voyant ce laquais notoire de la faction Hua, Gao Zhongxiong ne put s’empêcher de se redresser.
- Chaque homme a des devoirs envers son pays. Puisque les étudiants de l’Université Impériale bénéficient d’une allocation impériale, nous devons servir le trône impérial ! Ces derniers temps, les lèches-bottes perfides abondent dans chaque recoin du palais. Si nous ne…
- Les lèche-bottes perfides ! ricana Pan Rugui. Quelle jolie façon de le formuler. Qui vous a incité à calomnier la cour impériale et injurier Sa Majesté ?
- C’est par loyauté que…
- Assez, tonna Pan Rugui. Vous agissez sur ordre de traîtres aux sinistres motivations et défiez publiquement un décret impérial. Vous incitez votre clique à calomnier la cour impériale et le peuple. Si on ne vous châtie pas pour cela, à quoi la loi peut-elle bien servir ? Messieurs, emmenez-le !
Gao Zhongxiong ne s’était pas attendu à ce que Pan Rugui ait l’audace de l’arrêter sans raison valable. Il se redressa sous la pluie et cria :
- Qui osera poser la main sur moi ? J’ai été choisi par Sa Majesté en personne pour étudier à l’Université Impériale ! Les scélérats se tiennent devant nous, et les eunuques mettent l’état en péril !
Il poursuivit d’une voix rauque :
- L’impératrice douairière a pris le contrôle sur les affaires de l’état et refuse de rendre la gouvernance à son maître légitime. Si quelqu’un doit être arrêté, ce sont les ministres et les traîtres perfides tels que vous !
- Emmenez-le ! s’exclama Ji Lei en voyant la fureur sur le visage de Pan Rugui.
La Police Militaire avança ; la tentative qu’effectua Gao Zhongxiong pour se redresser sur ses jambes fut réduite à néant. Il leva les bras en direction du palais et hurla :
- Aujourd’hui, j’érige ma mort en une protestation contre l’état ! Si l’eunuque veut me tuer, laissez-le faire ! Votre Majesté…
Qiao Tianya enroula son bras autour du cou de Gao Zhongxiong. L’érudit luttait pour respirer, mais parvint tout de même à croasser :
- Votre Majesté… ! Avec des ministres perfides à la tête de la cour, reste-t-il encore de la place pour les loyaux et les vertueux ?
Une seule pensée traversa l’esprit de Xiao Chiye : Oh, merde.
Ce qu’il se passa ensuite ne fut pas une surprise. Le chagrin et l’indignation s’emparèrent des trois mille étudiants. Devant un tel préjudice, ils ne songèrent ni à la vie, ni à la mort. Tandis que la tempête faisait rage dans le ciel, les étudiants se levèrent et chargèrent sur la Police Militaire.
- Les eunuques mettent l’état en péril !
Les jeunes hommes tirèrent sur les bourses suspendues à leur ceinture et les lancèrent en direction de Pan Rugui. Des cris revendicateurs retentirent :
- Les ministres perfides sont à la tête de la cour !
Ji Lei protégea instinctivement Pan Rugui, battant en retraite avec lui pour se mettre à l’abri.
- Que faites-vous ? s’exclama-t-il furieusement. Vous organisez une rébellion ?!
- Voici le véritable traître de la nation !
Les étudiants se jetèrent contre les membres de la Police Militaire leur faisant barrage. Leurs doigts se tendirent vers le visage de Ji Lei, et des jets de salive volèrent tandis qu’ils hurlaient :
- Traître de la nation ! Traître !
Xiao Chiye lança l’ombrelle à Shen Zechuan et se rua au bas des marches. Shen Zechuan demeura seul au sommet de l’escalier et observa la mêlée avec un détachement glacial. Pan Rugui avait été repoussé dans on palanquin ; dans le chaos, Ji Lei avait même perdu l’une de ses chaussures. D’une voix si basse qu’on pouvait à peine l’entendre, Shen Zechuan dit :
- Les remous frémissent sous la surface. Quelle performance impressionnante, Monsieur Ji.
Un gloussement s’éleva sous l’ombrelle. Il en fit nonchalamment tournoyer la poignée, puis se tourna pour regarder disparaître la silhouette de Xiao Chiye.
***
Le Grand Mentor Qi et Ji Gang étaient assis sous l’auvent, buvant du vin et du thé.
- Est-ce que tuer Xiaofuzi était un subterfuge pour libérer Chuan-er ? demanda Ji Gang en sirotant son thé.
Comme s’il ne pouvait tolérer de tout boire d’un coup, le Grand Mentor Qi avalait de petites gorgées de vin. Il serra sa gourde et répondit :
- Qui sait ? Je vous laisse deviner.
- Quoi qu’il advienne, sa sécurité est une priorité, dit Ji Gang en se tournant vers lui.
Le Grand Mentor Qi agita sa gourde.
- Sur le champ de bataille, maintenir l’élément de surprise nécessite des manœuvres risquées. Vous lui avez enseigné les arts martiaux afin qu’il puisse rester calme et se protéger lorsqu’il affronte le danger. Parfois, il nous faut mettre la sécurité de côté ; ce n’est que dans les moments les plus désespérés que l’on peut remporter une véritable victoire.
Ji Gang regarda la pluie tomber plus dru, l’inquiétude obscurcissant son visage.
- J’ai déjà pris des dispositions pour la mission que vous m’avez confiée.
- Nous lançons un grand filet, dit le Grand Mentor Qi en se grattant le pied. Si vous ne bravez pas les vagues pendant quelques années avant de le mettre à l’eau, vous n’attraperez que du poisson puant et des crevettes pourries. Si, avant que tout cela ne soit terminé, nous devons un jour perdre la vie, ces dispositions seront le coup fatal qui préservera la sienne.
[1] Subordonnés de la Police Militaire portant un uniforme rouge et généralement chargés d’escorter les hauts fonctionnaires.
[2] Le carré mandarin était un large insigne brodé, cousu sur les vêtements des mandarins de la Chine impériale. Il comportait des représentations d’animaux ou de plantes très colorées qui indiquaient le rang du dignitaire qui le portait.
[3] Les cinq poisons sont le mille-pattes, le scorpion, le crapaud, le lézard et le serpent.
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